lundi 25 mai 2015

Les souvenirs marquants de Norbert sur ses Grands-Parents LEBRETON

Aujourd'hui, je vais vous parler de mes grands-parents LEBRETON en rappelant quelques souvenirs vécus. Tout d'abord, situons mes grands-parents dans l'arbre généalogique :

 

 Nous les appelions Pépé et Mémé. Le souvenir le plus marquant de ma petite enfance est la maison où ils logeaient au 30 rue des tonneliers à Angers :

 

 Ils habitaient au premier niveau (on aperçoit la fenêtre avec le volet ouvert juste au dessus du mur). C'est un mur caractéristique de la région en ardoises et qui faisait pour moi tout le charme de cette maison. Une fois passé le porche, nous arrivions dans une petite cour :
  • A ma gauche il y avait les toilettes, fait d'un siège en bois avec un couvercle amovible, un broc d'eau, du papier journal. Je n'aimais pas particulièrement cet espace aux odeurs désagréables, sans eau courante... C'était une époque...
  • A ma droite, il y avait quelques marches pour aller dans une plus grande cour. Je me souviens qu'il y avait des cordes à linge pour étendre la lessive, et Mémé s'en servait aussi pour suspendre le lapin et le "déshabiller".
  • En face de moi, il y avait l'escalier pour aller au premier niveau et aux appartements des autres locataires au-dessus.
  • A droite de ses escaliers, il y avait une petite descente qui menait à la cave (toute noire) dans laquelle se trouvait le garde-manger. Il ressemblait à une grande caisse en bois avec du grillage tout autour pour y conserver le beurre et les autres aliments, à l'abri des petites bêtes. C'est de cette façon que les denrées étaient conservées au frais, le réfrigérateur n'existait pas encore.
  • Allons maintenant au premier niveau. Nous  rentrions directement dans une grande pièce, la cuisine. Il y avait une table, des chaises, un buffet, une cuisinière à charbon et sur la gauche un placard dans lequel se trouvait la bassine pour faire la toilette, la vaisselle. Sans eau courante, il fallait aller la chercher en bas.
  • A droite en entrant, il y avait une porte qui menait dans une grande chambre avec plusieurs lits à 2 places avec de gros édredons sur des matelas très hauts.
De bonne heure le matin (5-6h), Pépé allait à son jardin potager qui était situé vers la rue Boileau où il cultivait des légumes et élevait des lapins. On le rejoignait quelquefois. Ce potager était typique de l'époque (les jardins ouvriers aujourd'hui lui ressemblent un peu) et avait un bassin d'eau en béton sous un robinet au milieu des allées. Au fond sur la droite, il y avait des cabanes avec les clapiers à lapins.
1966


Pépé aimait promener sa chienne "Pétouine" et quand il était seul aimait aller boire sa "chopine" dans l'un des bistrots de son trajet. Je me demandais pourquoi ce nom et je viens de voir que c'était une tabatière, pas étonnant, Pépé était un adepte de la pipe et du tabac à priser.

 

Cette maison a été démolie au début des années 1960, obligeant mes Grands-parents a déménagé dans un appartement plus confortable au 19 Bis boulevard Victor Beaussier à Belle-Beille à Angers.





  Dernier souvenir marquant, quand nous allions voir nos Grands-parents, nous buvions de la "boisson" que Pépé faisait. C'est ainsi que nous appelions ce liquide dont la recette est la suivante :
  • Faire macérer dans un tonneau de 30 litres, 3 citrons coupés en rondelles,
  • Ajouter 1,4 kg de sucre qu'on a fait bouillir dans 3-4 litres d'eau.
  • Puis 4 bouteilles de vin rouge à 12°
  • Combler avec de l'eau
  • Laisser fermenter pendant 4-5 jours
  • Mettre dans des bouteilles hermétiques. Attention, cette boisson continue de fermenter.
  • Boire ce liquide gazeux frais.
A la vôtre...

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